Alors qu'il y a maintenant une semaine, chaque cellule de mon corps, chaque parcelle de ma peau, chaque partie de mon anatomie étaient parcourus de frissons méconnus jusqu'alors, éveillés comme
jamais, sous ses mains...
Aujourd'hui, je suis blasée... Mon corps était chaud quand le sien était près de moi, froid maintenant qu'il est loin... Mes sens sont émoussés par son absence, mon corps est
affaibli, je n'ai plus la force de me soûler pour oublier, je suis lassée et insensible aux plaisirs solitaires...
Comment dire à quel point j'ai pu aimer ces trois jours passés avec lui... Non, nous ne nous sommes pas jetés dans les bras l'un de l'autre sur le quai de la gare, un baiser a suffit. J'ai
rencontré son frère aîné. J'ai eu une montée d'adrénaline avant qu'il n'ouvre la porte.
Est venue l'heure d'aller aux Solidays. Deux heures d'attente pour entrer... Puis la musique, enfin... Des gens, partout et par millier. Je n'en avais jamais vu autant en une seule fois... Nous
sommes rentrés aves les derniers métros... La nuit ne nous a pas servi qu'à dormir, même presque pas... Le lendemain matin, nous sommes allés nous baladés dans un parc... Nous sommes retournés au
Solidays dans l'après midi... de même nous sommes rentrés aves les derniers métros. Pourtant cette nuit là fut différente de toute celles que nous avions passés ensemble jusqu'alors... Le plaisir
était plus intense, les gestes plus doux, plus assurés, plus attentionnés... Et nous avons parlé, de nous, ce qu'on aime chez l'autre, ce qu'on aime qu'il fasse ou pas... Cette nuit fut la plus
belle de ma petite vie... Le matin, j'aurais voulu qu'elle ne se soit jamais finie. Nous sommes allés pour le dernier jours aux Solidays, nous sommes partis très tôt, nous n'avions pas envie de
rester plus longtemps... Nous avons alors eu le temps d'une dernière étreinte... avant que je parte, car bien entendu les bonnes choses finissent toujours trop tôt. Mon train partait à 22h53...
Trop tôt...
Je n'oublierai jamais cette fin de soirée, à l'entrée du quai auquel il ne pouvais pas accéder... Il a fallu que nous nous quittions comme ça... Le contrôleur a poinconné mon billet. Je me suis
réfugiée dans les bras de mon prince charmant et les larmes ont coulées d'elle même. C'était trop dur... Nous nous sommes embrassés, il m'a dit je t'aime en langage des signes, et je suis montée
dans ce train, les larmes coulant toujours d'elles même... J'ai pleuré pendant presque la moitié du trajet... Je n'ai pas dormi...
Je n'ai même pas encie de raconter mon retour à la réalité tellement il est amer...
Vous avez dit :